Une réadaptation réussie
- Robert Roy
- 9 juil.
- 2 min de lecture

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est bien plus qu’un simple accident sportif : c’est un vrai bouleversement physique et mental. Heureusement, les interventions chirurgicales pour réparer un LCA sont devenues courantes et efficaces. Mais attention : la clef du succès, ce n’est pas tant la salle d’opération que la rééducation qui suivra.
L’importance d’une rééducation judicieuse
Contrairement à ce que l’on entend souvent, il ne suffit pas de se faire opérer et d’attendre pour retrouver son niveau. Environ 30 % des athlètes se blessent à nouveau au même genou durant les deux ans qui suivent la chirurgie; beaucoup souffrent aussi de nouvelles douleurs, du fait des adaptations corporelles inconscientes – le corps compense, sursollicitant la jambe saine, les hanches ou le dos. Par ailleurs, les muscles du membre blessé – quadriceps et ischio-jambiers – retrouvent difficilement leur force optimale, ce qui augmente le risque de rechute ou d’autres blessures.
C’est pourquoi la rééducation structurée, sérieuse et progressive est absolument primordiale. La première phase vise à restaurer la mobilité, la stabilité et la confiance, et à renouer avec une marche normale. Mais la phase déterminante, c’est la reprise du sport : il s’agit alors d’évaluer la force et la capacité de pivoter, d’accélérer, de changer de direction rapidement – tout ce qui définit votre performance sur le terrain selon votre discipline. Passer outre cette étape cruciale, c’est risquer la rechute.
La préparation constitue une base solide
La rééducation du LCA ne débute pas après l’opération, mais avant : la « pré-rééducation » prépare le terrain en renforçant la jambe et l’amplitude articulaire, facilitant ainsi la récupération post-chirurgicale.
En résumé, si la chirurgie répare le genou, seule une rééducation adaptée crée les conditions d’un retour solide et durable au sport. Cela nécessite un suivi structuré et individualisé, et l’appui d’une équipe multidisciplinaire : médecin, physiothérapeute, kinésiologue. Une rééducation scientifique et personnalisée, ce n’est pas du luxe, mais LA clé pour retrouver le terrain… en confiance et pour longtemps!
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